L’état de l’open banking en Australie : guide à destination des entreprises sur le cadre CDR

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En savoir plus 
  1. Introduction
  2. Qu’est-ce que l’Open Banking en Australie ?
  3. Comment l’open banking est-il défini dans le cadre du Consumer Data Right (CDR) australien ?
  4. Comment les entreprises en Australie peuvent-elles accéder aux données bancaires des clients via l’open banking ?
    1. Devenir destinataire de données accrédité (ADR)
    2. Opérer sous le parrainage d’un acteur accrédité
    3. Agir en tant que représentant du CDR
  5. Comment le CDR encadre-t-il le partage des données ?
    1. L’accréditation fixe le cadre
    2. La confidentialité est intégrée
    3. Le consentement est continu
    4. L’utilisation des données est spécifique
    5. La responsabilité incombe au plus haut niveau
  6. Comment l’open banking est-il utilisé par les entreprises et les plateformes en Australie ?
    1. Des décisions de crédit plus rapides et plus fiables
    2. Un reporting financier personnel en temps réel
    3. Une comptabilité synchronisée
    4. Un onboarding et une vérification plus intelligents
    5. Des paiements ouverts
  7. Comment Stripe Payments peut vous aider

Si vous opérez dans la finance, la fintech, le crédit, la comptabilité ou tout autre service impliquant des flux financiers en Australie, il est essentiel de bien comprendre l’open banking. En Australie, il s’agit d’une infrastructure pleinement réglementée et prête pour un usage en production, qui donne aux clients le contrôle de leurs données bancaires tout en permettant aux entreprises de bâtir des services par-dessus. À l’échelle mondiale, l’open banking transforme la manière dont les produits sont conçus et dont les données sont gérées. Il devrait connaître une croissance de 250 % au cours des quatre prochaines années, pour dépasser les 645 millions d’utilisateurs en 2029.

Ci-dessous, nous expliquons comment fonctionne l’open banking en Australie et comment développer des services reposant sur ce modèle.

Sommaire

  • Qu’est-ce que l’Open Banking en Australie ?
  • Comment l’open banking est-il défini dans le cadre du Consumer Data Right (CDR) australien ?
  • Comment les entreprises en Australie peuvent-elles accéder aux données bancaires des clients via l’open banking ?
  • Comment le CDR encadre-t-il le partage des données ?
  • Comment l’open banking est-il utilisé par les entreprises et les plateformes en Australie ?
  • Comment Stripe Payments peut vous aider

Qu’est-ce que l’Open Banking en Australie ?

L’Open Banking est un modèle de services financiers qui permet aux clients de choisir de partager leurs données bancaires avec d’autres services de confiance, tels que des prêteurs, des applications de budgétisation ou des outils de comptabilité. Il donne aux clients le contrôle de leurs propres données bancaires et constitue un droit légal dans le cadre du Consumer Data Right (CDR) australien.

Les données circulent via des interfaces de programmation applicative (API) sécurisées et fondées sur le consentement. Par exemple, lorsqu’un client demande un prêt, l’open banking lui permet d’utiliser un parcours de consentement sécurisé pour autoriser le prêteur à accéder à ses transactions des 12 derniers mois. Le prêteur peut alors évaluer la demande plus facilement, sans formalités papier ni relevés fragmentés. Le client peut révoquer cet accès à tout moment.

Les cas d’usage de l’open banking sont nombreux. Ce système rend la gestion financière plus simple et ouvre la voie à des services plus performants, plus rapides et plus personnalisés. Il permet aux applications de proposer des informations en temps réel et aux prêteurs de prendre des décisions de crédit plus rapidement. Les clients peuvent également changer de banque plus facilement, puisque leurs données les accompagnent.

Comment l’open banking est-il défini dans le cadre du Consumer Data Right (CDR) australien ?

Dans le cadre du Consumer Data Right, l’open banking est considéré par les autorités de régulation australiennes comme le dispositif permettant aux clients de partager facilement et en toute sécurité leurs données bancaires avec des tiers.

Les banques et les coopératives de crédit sont qualifiées de « titulaires des données » et sont tenues de partager ces données lorsqu’un client les y autorise. En face, on trouve les « destinataires de données accrédités », c’est-à-dire les services habilités à recevoir et à utiliser les données des clients. Il peut s’agir, par exemple, de prêteurs, d’outils de budgétisation, de plateformes de comptabilité ou d’autres services similaires.

L’open banking en Australie a été mis en place en 2019, avec des exigences portant sur la transparence des données de référence des produits ainsi que des informations publiques, telles que les frais et les fonctionnalités. À partir de la mi-2020, les quatre grandes banques ont été tenues de prendre en charge le partage des données clients pour certains types de comptes.

Avec le temps, ce périmètre s’est élargi pour inclure l’ensemble des établissements autorisés à accepter des dépôts (ADI), ainsi que les comptes professionnels et les comptes joints. Aujourd’hui, la quasi-totalité des banques australiennes doivent prendre en charge le partage sécurisé des données clients pour la plupart des produits bancaires destinés aux particuliers et aux entreprises. La législation australienne sur l’open banking a ainsi formalisé ce qui aurait autrement pu s’apparenter à une initiative volontaire ou à un ensemble informel de spécifications techniques.

Comment les entreprises en Australie peuvent-elles accéder aux données bancaires des clients via l’open banking ?

L’open banking en Australie repose sur un système fondé sur l’autorisation. Pour y accéder, les entreprises doivent passer par le dispositif du CDR. Cela implique soit d’obtenir une accréditation, soit de collaborer avec un acteur déjà accrédité.

Il existe trois principales voies d'accès.

Devenir destinataire de données accrédité (ADR)

Pour devenir un ADR, votre entreprise doit être établie en Australie ou disposer d’une présence juridique en Australie. La demande s’effectue auprès de l’Australian Competition and Consumer Commission (ACCC) et suppose de démontrer votre capacité à respecter les exigences réglementaires de l’open banking suivantes :

  • Gérer les données sensibles de manière sécurisée, à l’aide de contrôles de sécurité de l’information efficaces.

  • Exploiter une activité digne de confiance, grâce à une gouvernance appropriée, des assurances adaptées, des mécanismes de résolution des litiges et une présence locale.

  • Réussir les tests de conformité nécessaires pour se connecter aux API bancaires.

Le processus prend généralement plusieurs mois. Une fois l’approbation obtenue, votre entreprise est inscrite en tant qu’ADR et peut commencer à demander l’accès aux données, avec le consentement des clients. Cette voie offre le plus haut niveau de contrôle et de flexibilité, mais elle s’accompagne également des exigences les plus élevées en matière d’accréditation et de conformité.

Opérer sous le parrainage d’un acteur accrédité

Plutôt que d’obtenir une accréditation complète, votre entreprise peut devenir affiliée à un destinataire de données accrédité parrain. Vous suivez alors une procédure d’accréditation simplifiée, tandis que le parrain prend en charge l’intégration technique et assume la responsabilité liée aux échanges de données. Cette configuration convient aux entreprises qui ne souhaitent pas obtenir une accréditation complète, mais qui recherchent davantage d’autonomie que ne le permet le modèle de représentant présenté ci-dessous.

Agir en tant que représentant du CDR

Pour agir en tant que représentant du CDR, vous devez vous associer à un ADR sans restriction. Cet acteur, appelé votre « mandant », collecte les données et vous les transmet dans le cadre d’un accord formel. Ce modèle convient aux entreprises qui souhaitent utiliser des données issues du CDR sans obtenir d’accréditation spécifique.

Comment le CDR encadre-t-il le partage des données ?

Le CDR constitue un cadre juridique et technique complet pour la circulation des données. Il rend le partage des données sécurisé, transparent et contrôlé par les clients. Voici comment il fonctionne.

L’accréditation fixe le cadre

Pour recevoir directement des données CDR, une entreprise doit être accréditée par l’ACCC. Cela implique de répondre à des exigences détaillées dans les domaines suivants :

  • Sécurité : les ADR disposent de contrôles de sécurité en matière d’open banking rigoureux, couvrant la gestion des accès, le chiffrement, la surveillance et la réponse aux incidents.

  • Gouvernance : les ADR sont évalués sur l’ensemble de leurs dispositifs, de la supervision par la direction aux processus de résolution des litiges.

  • Couverture de responsabilité : les ADR doivent disposer d’une couverture d’assurance appropriée en cas d’incident.

  • Fiabilité : les personnes clés doivent satisfaire à un test d’aptitude et d’honorabilité.

La confidentialité est intégrée

Lorsqu’un service souhaite accéder aux données bancaires d’un client, il redirige ce dernier vers l’interface sécurisée de sa banque afin qu’il puisse examiner la demande. L’authentification s’effectue directement auprès de la banque, ce qui garantit la confidentialité des identifiants. L’accès repose également sur des tokens chiffrés, et non sur des identifiants de connexion.

Le consentement est continu

Les parcours de consentement du CDR sont spécifiques, sans ambiguïté et pilotés par le client. Les utilisateurs voient précisément quelles données seront partagées, à quelles fins et pour quelle durée. Ils approuvent exactement les catégories de données concernées (par exemple, soldes ou transactions), l’usage prévu et la durée du partage, dans une limite maximale de 12 mois. Ils peuvent retirer leur consentement à tout moment via un dashboard. Dans ce cas, l’accès est immédiatement interrompu et les données doivent être supprimées, sous réserve de quelques exceptions strictement encadrées, notamment les obligations légales.

L’utilisation des données est spécifique

Le CDR impose des limites strictes d’utilisation : les données ne peuvent être utilisées que pour les finalités auxquelles le client a consenti. Le consentement doit être recueilli à nouveau si le cas d’usage évolue, et seules les données strictement nécessaires à la fourniture du service peuvent être demandées. La revente des données à des tiers, tout comme leur utilisation à des fins marketing, est interdite.

La responsabilité incombe au plus haut niveau

Le dispositif est supervisé par l’ACCC et l’Office of the Australian Information Commissioner (OAIC). Les parties accréditées sont soumises à des audits réguliers et à des obligations de reporting en matière de conformité, avec des sanctions possibles en cas de non-respect. Les clients peuvent présenter une réclamation et demander une indemnisation en cas de mauvaise gestion de leurs données.

Comment l’open banking est-il utilisé par les entreprises et les plateformes en Australie ?

Les entreprises australiennes des secteurs de la finance, de la comptabilité et des services numériques s’appuient déjà sur l’open banking pour développer leurs solutions. Ce cadre génère des avantages cumulatifs, tant pour les entreprises que pour les clients.

Voici quelques-uns de ses avantages :

Des décisions de crédit plus rapides et plus fiables

L’open banking permet aux prêteurs de remplacer la collecte manuelle de documents par un accès direct aux données, notamment à des données de crédit alternatives. Avec le consentement du client, ils peuvent récupérer directement l’activité des comptes auprès des banques et s’en servir pour effectuer des évaluations du risque plus rapides et plus précises.

Les données provenant directement des banques sont difficiles à falsifier et plus complètes que les scores de crédit statiques. Elles constituent souvent le seul moyen d’évaluer les emprunteurs disposant d’un historique de crédit limité. En Australie, les prêteurs et courtiers fintech les utilisent pour réduire les délais de décision, passant de plusieurs jours à quelques minutes, que ce soit pour les prêts personnels, les crédits immobiliers ou le financement des petites entreprises.

Un reporting financier personnel en temps réel

Grâce à l’open banking, les applications de budgétisation et de gestion des finances personnelles peuvent afficher l’ensemble des comptes d’un utilisateur en un seul endroit. Les utilisateurs peuvent catégoriser leurs dépenses, obtenir des informations fondées sur les données et rester pleinement informés de leur situation financière. L’application de la Commonwealth Bank of Australia prend elle-même en charge ce type d’agrégation.

Une comptabilité synchronisée

L’open banking facilite le rapprochement des transactions pour les petites entreprises. Avec l’autorisation appropriée, les plateformes de comptabilité peuvent récupérer directement les flux bancaires, ce qui permet une mise à jour automatique des écritures. Cela réduit les tâches sources d’erreurs liées à l’importation de fichiers CSV (valeurs séparées par des virgules) et supprime la dépendance à des flux de données tiers, susceptibles d’être interrompus lorsqu’une banque modifie son interface.

Un onboarding et une vérification plus intelligents

Les courtiers, les prêteurs, les plateformes de location et d’autres services devant vérifier la situation financière des clients peuvent utiliser l’open banking pour obtenir, à la demande, des données financières vérifiées. Cela réduit le nombre de formulaires à remplir et accélère les processus d’onboarding. Cette approche permet également aux entreprises de concevoir des parcours plus réactifs, sans compromettre la conformité.

Des paiements ouverts

À l’heure actuelle, le système australien d’open banking ne prend en charge que l’« accès en lecture ». À terme, toutefois, les prestataires accrédités pourraient également utiliser le CDR pour initier des mouvements de fonds ou effectuer des paiements. Cela ouvrirait la voie aux paiements de compte à compte, au changement automatique d’établissement et à des outils de gestion des flux financiers intégrés aux applications financières. Bien que ces fonctionnalités ne soient pas encore disponibles, des infrastructures comme PayTo et les évolutions à venir du CDR en posent déjà les fondations.

Comment Stripe Payments peut vous aider

Stripe Payments offre une solution unifiée et mondiale qui permet à toute entreprise (des startups en croissance aux grandes multinationales) d’accepter des paiements en ligne, en personne et à l’international.

Stripe Payments vous aide à :

  • Optimiser votre expérience de paiement : créez une expérience d’achat client fluide et économisez des milliers d’heures d’ingénierie grâce aux interfaces utilisateur de paiement préconfigurées, à plus de 125 moyens de paiement et à Link, un wallet créé par Stripe.

  • Vous développer plus rapidement sur de nouveaux marchés : touchez des clients dans le monde entier et réduisez la complexité et le coût de la gestion multidevises grâce à des options de paiement transfrontalier, disponibles dans 195 pays et dans plus de 135 devises.

  • Unifier les paiements en ligne et en personne : créez une expérience commerciale unifiée entre les canaux en ligne et en personne pour personnaliser les interactions, récompensez la fidélité et augmentez les revenus.

  • Améliorer les performances de paiement : augmentez vos revenus grâce à des outils de paiement personnalisables et simples à configurer, comprenant une protection contre la fraude no-code et des fonctionnalités avancées d’optimisation des autorisations.

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Le contenu de cet article est fourni à des fins informatives et pédagogiques uniquement. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de solliciter l'avis d'un avocat compétent ou d'un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.

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